Il me parait impossible aujourd'hui de faire un historique de la Boule Biachette sans parler d'un homme
qui a marqué l'histoire de la société. Je veux parler de Jean Grangeon.
Celui qui aux boules m'a tout appris, qui nous a tout appris. Celui qui à mes yeux, reste et restera le
meilleur pointeur que la société ait connu. Mais aux boules, il ne suffit pas d'être un bon joueur pour
être apprécié de ses pairs, il faut aussi des qualités humaines et Jean Grangeon était un modèle
de fair-play, de courtoisie et de gentillesse. Jamais une remarque déplacée envers un adversaire, aussi
désagréable fut-il, jamais un reproche envers un équipier, aussi mauvais fut-il (et je sais de quoi je parle..)
Une petite anecdote pour comprendre qui était Jean : j'avais 20 ans et j'étais sorti en discothèque
jusqu'à 5h du matin, une petite heure de sommeil et me voilà à Meaulnes pour un 32 doublettes avec
Jean comme coéquipier. Etant dans un semi coma, je n'avais pas touché une seule boule au bout de
deux heures. Alors que beaucoup auraient depuis longtemps perdu patience, Jean, imperturbable et
compréhensif me disait inlassablement "Ne t'en fait pas petit, ça va venir". Cette gentillesse et cette
patience caractérisaient Jean Grangeon, et c'est pour toutes ces raisons qu'aujourd'hui,  je voulais
modestement lui rendre hommage.
 
D'abord licencié aux boules de la Croix-Blanche, il signa en 1950 à l'Electrique Club de Montluçon
où il resta jusqu'en 1980, avant de venir finir sa carrière boulistique au sein de notre société.
 
 
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Une autre figure de la société, indissociable de Jean Grangeon est Felix Rousson :
Féfé comme on l'appelait avait le verbe haut et toujours de bons mots à raconter. Il était
de ces joueurs accrocheurs, détestant la défaite.
 
 
 
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Les deux compères ont longtemps joué ensemble au sein de l'Electrique Club Montluçonnais
avec leurs équipiers Ernest Massebeuf et André Message. La photo ci-dessous les montre au
championnat de France 1952 de Béziers. Je vous laisse admirer la classe de la tenue.
 
 
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